samedi 4 juin 2016

Rennes. Le préfet nie les violences policières : "Faux, les policiers n'ont frappé personne, ce sont les têtes des étudiants qui ont heurté les matraques"


Un jeune se lançant violemment contre un gentil camion de police
« Vous voyez, c'est un peu comme avec les trains, on croit qu’on est en train de quitter la gare, mais en fait c’est le contraire, c’est le train d’à côté qui s’en va… » À travers cette comparaison pédagogue et sensée, le préfet Christophe Mirmand-Dentaguele justifie le fait que certains manifestants et journalistes rennais aient été matraqués ce jeudi 2 juin : «Les Policiers n’y sont pour rien, on leur dit quoi faire afin de montrer que l’État maîtrise la situation, si l’on peut avoir un peu de casse, ce n’est pas plus mal, cela décrédibilisera le mouvement». Selon le préfet, ce sont les étudiants qui ont été les principaux agresseurs : «Certains manifestants ont donné des coups de tête très violents aux matraques, d’autres ont carrément envoyé leurs côtes vers les chaussures renforcées des policiers. Ils n’ont absolument pas conscience des dégâts matériels et psychologiques que cela peut causer chez les forces de l’ordre. J’ai au moins 3 policiers qui ont dû voir un ostéopathe ce week-end. Quant aux matraques, 7 d’entre elles sont en arrêt de travail. D’après le responsable du matériel, 5 sont dans un état psychologique fragile.»


«Les étudiants auraient lancé de violentes attaques verbales composées de

complément d’objet direct»


Christophe Mirmand affirme également qu’avant leur lâche attaque, les étudiants auraient lancé depuis la rocade de violentes attaques verbales composées de compléments d’objet directs : «On ne peut tolérer ce genre d’actions frôlant le terrorisme, les C.R.S sont recrutés au niveau bac maximum (véridique), ils ne doivent pas désobéir aux ordres et les remettent en question, s’ils le font, ils sont transférés à la comptabilité».
Des gentils C.R.S immobiles qui attendent les ordres

D’après certains témoins oculaires, plusieurs étudiants auraient brandi leur carte de B.U avant de frapper leur nez contre le casque des C.R.S. D’autres auraient également lancé de vieux exemplaires du Bled : «D’après certaines sources, des cyberterroristes comptent bientôt utiliser un correcteur orthographique puissant lors des prochaines manifestations. D’après nos sources, les serveurs se situeraient dans la ville de Bécherel, mais le nom de la ville faisant trop penser à l’homophone du livre de conjugaison, personne n’ose aller les déloger».

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